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23 février 2006

Adhérence

Imaginons une moto en phase d'accélération. La force (en vert) exercée par le sol sur le pneu arrière est inclinée vers l'avant. Si on néglige les forces aérodynamiques, la composante horizontale (en rouge) de cette force est égale en intensité au produit de la masse M de l'ensemble (moto + pilote) par l'accélération a de cet ensemble. Cette inclinaison vers l'avant a une limite fonction de l'adhérence du pneu sur le sol.


A la limite du patinage, la force est inclinée par rapport à la verticale d'un angle habituellement nommé "phi". La tangente de cet angle est le facteur de frottement (pour simplifier, on peut considérer que facteur de frottement et facteur d'adhérence sont identiques). Exemple : pour un facteur de 1, l'inclinaison maxi est de arctan(1) = 45 degrés. On apprend souvent à l'école que le facteur de frottement ne peut jamais dépasser 1 mais dans le cas du contact d'un pneu sur le sol il faut revoir sa copie. En effet, la déformation du pneu et son "adaptabilité" aux inégalités du sol réalisent un quasi "engrènement". L'adhérence peut donc être extrèmement forte, en particulier avec des pneus de compétition sur une piste sèche où on peut obtenir un facteur de l'ordre de 1,6 ! Ceci correspond à une inclinaison de 58 degrés ! Cela veut dire aussi que la composante horizontale de la force de contact peut être supérieure à la force verticale.
Ceci nous indique donc que la force exercée sur le pneu ne peut jamais être plus inclinée que l'angle limite d'adhérence.
Un deuxième limite à l'accélération est celle de la perte de contact de la roue avant (wheeling).

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